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Un projet de Siwa plateforme en partenariat avec la Galerie Talmart et la revue en ligne Alawan et le Manifeste des Libertés.
La plateforme SIWA et la galerie Talmart proposent conjointement une exposition collective itinérante sous forme d'installations vidéo, en partenariat avec la revue arabophone en ligne Alawan et le Manifeste des Libertés.
« Nous avons lancé un appel à de jeunes artistes du Maghreb, du Machrek et d'Iran ayant participé au « Printemps arabe » et que ce moment de grand sens interpelle. Leurs vidéos réalisées soit au cœur de l'événement, soit à l'écart, rendront compte des diverses interprétations et regards sur ces expériences de liberté.
Un hommage à la Tunisie sera rendu. Nous avons vocation à accompagner ce Printemps arabe : c'est à la confluence de ce désir, de l'événement en lui-même et des propositions artistiques que Siwa et la Galerie Talmart cherchent à se situer. Cet événement inaugural sera ainsi accompagné, relaté, déchiffré, interprété. Ce dispositif artistique s'inscrira dans le temps, et en traduira les aléas et la mémoire. »
PROGRAMME de la soirée du vendredi 25 novembre
Le Jasmin l’emportera est une proposition d’œuvres d’artistes témoins des insurrections dans le monde arabe. Elles ont pour support l’écran, sur lequel sont projetés des dessins, des vidéos d’artistes, des témoignages. On ne peut cependant pas les classer en fonction de ces catégories dont elles dépassent les limites. Nous avons donc organisé la projection en fonction du propos des vidéos, de leur rythme, de leur dominante plastique ou documentaire.
Œuvres présentées en boucle dans le hall d’entrée du Théâtre
Massinissa Selmani (Algérie)
Le Jasmin l’emportera, janvier2011
Installation, dessins d’animation, 7 écrans et 7 unités de contrôle
« Installation qui déploie sur sept écrans d’ordinateur les portraits de sept chefs d’Etat méditerranéens. On reconnaît chaque visage sous les traits animés des coups de crayon. Le premier d’entre eux, au sommet de la pyramide, Ben Ali, disparaît sous la pluie de jasmin qui va s’étendre aux étages suivants où l’on reconnaît Moubarak (Egypte), Bouteflika (Algérie), Bachar al Assad (Syrie), Mohamed VI (Maroc), Kadhafi (Lybie) et Abdallah II (Jordanie). Des sept unités centrales faisant bloc devant les écrans, la première semble entamer un mouvement de chute en dominos. »
Dominique Truco, directrice artistique de la Biennale de Melle.
Simohammad Fettaka & Omar Mahfoudi (Maroc)
Le Vote, 50'24
Documentaire
Tanger, élections. Les réalisateurs sillonnent les rues de la ville à la rencontre des Q.G. de chaque parti et de militants. Ils les interrogent sur l’emblème de leur parti : le robinet pour le parti qui promet l’eau en abondance, le tracteur, pour celui qui promet un soutien à l’agriculture, la balance, le pigeon, l’épi de blé, l’arbre… Une expérience de démocratie qui passe par le message visuel minimal et les mouvements collectifs.
Projections vidéos « Artistes des insurrections du monde arabe »
Vincent Arturo (France)
Nuit d’élections
Elections Assemblée Constituante, Consulat de Tunisie à Paris, Nuit du 22 au 23 octobre 2011,
8’, 2011
Vincent Arturo filme le dépouillement des bulletins lors des élections tunisiennes en France pour l’Assemblée constituante.
http://www.dailymotion.com/video/xmho6z_nut-elections-vincent-arturo-ba_news
Blandine Delcroix (France)
Tahreer Spirit, 7’24, 2011
“Le film couvre la période du 8 au 25 juillet 2011. Suite à un appel massif à manifester le 8 juillet, les manifestants ont décidé d’occuper la place Tahrir du Caire jusqu’à ce que leurs revendications soient entendues et suivies d’effets : la démission de l’ensemble des tenants du pouvoir de transition membres de l’ancien régime et la transmission du pouvoir aux civils.
Le 31 juillet, les forces armées évacuent violemment la place et procèdent à de nombreuses arrestations.
A la veille des élections prévues le 28 novembre, les revendications des manifestants sont encore restées lettre morte.”
Saad Yaseen (Irak)
Forms of democracy, 3’51, 2011
Entre la fin du mois de février et la mi-mars 2011, Saad Yaseen filme les manifestations contre divers pouvoirs locaux qui répriment violemment les contestations loin des témoins étrangers.
Ghassan El Hakim (Maroc)
Twenty Dislikes, 9’43, 2011
“Je vous ai compris” semble être la pirouette de tout gouvernant sommé de répondre à son peuple. Ghassan El Hakim met en scène les cas où les chefs d’Etat la prononcent ou la miment. Dans une composition plastique d’images d’archives qui vont de De Gaulle à Hassan II, des dernières apparitions de Ben Ali à celles de l’enfant-roi défilant devant son peuple, l’auteur traite de la représentation du pouvoir dans le monde arabe vue de l’intérieur ou traitée de manière exotique dans le cinéma occidental.
Saïd Raïs (Maroc)
Manifestation, 2’02, 2011
Mohammed Al Hawajri (Gaza)
Air Injection, 3’28, 2011
Iyad Sabbah (Gaza)
Katem el Sout (Silencer), 0’55, 2011
Captain 5obza, Tunisie, 2011
2 vidéos
Films d’animation inclassables apparus pendant les insurrections tunisiennes. Il met en scène avec humour, dans le dialecte tunisois, les personnages politiques qui font l’actualité. Il accompagne de manière satirique les changements à l’œuvre dans le monde arabe.
Philip Horani (Syrie)
Liberté, 2’24, 2011
Dani Abou Louh et Mohammad Omran (Syrie)
Conte de printemps, 4’54,2011
Un débat "Artistes des insurrections arabes" prolongera la projection, animé par Tewfik Allal (Manifeste des Libertés) avec la participation de Adel Haj Salem (Revue Alawan, Tunisie) les metteurs en scène Myriam Marzouki (France-Tunisie) et Waleed Al Abd (Libye) ainsi que le plasticien Mohammad Omran (Syrie).
Quels rapports entre la culture et les insurrections ? Quelles sont les formes culturelles et artistiques qui les ont accompagnées ? L'activité artistique est-elle fondamentalement insurrectionnelle ? Quels horizons peuvent ouvrir les insurrections malgré tout ? Quels sont les rapports entre la liberté d'expression et les insurrections ? Quels sont les nouveaux interdits, les nouvelles formes de censure ? Y-a-t'il des artistes qui se nourrissent de la censure ?
Avec la participation artistique de Shadi Al Zaqzouq, Hamida Guessab.
Le Jasmin l'emportera est une exposition-débat de Yagoutha Belgacem et Claire Zerhouni (SIWA Plateforme), Raja Ben Slama (Alawan) et Marc Monsallier (Galerie Talmart).
* Le titre est emprunté à l'installation vidéo de Massinissa Selmani, présentée durant ce programme.
25 novembre à 20h - Théâtre Jean-Vilar
1, place Jean-Vilar 94400 Vitry-Sur-Seine
> Scène ouverte 5 > Navette AR depuis châtelet
« Dans le cadre des Plateformes Arts en Méditerranée – Al Wassl,
du 6 au 29 novembre 2011 au théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine »
www.theatrejeanvilar.com
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